Ce qu’il faut retenir du plan de soutien à la filière automobile.

Notre réponse industrielle pour demain est une opportunité de décarboner. Le secteur auto sera le laboratoire de cette relance qui allie compétitivité, emplois et économie verte avec une ambition sans précédent : faire de la France la 1ère nation productrice des véhicules propres avec l’objectif de produire en France un million de véhicules “propres“ en 2025.

Soutien à la demande : 

L’effort total consenti par l’État pour la filière automobile a été chiffré à plus de 8 milliards d’euros, en incluant toutes les aides déjà annoncées depuis le début de la crise (emprunts garantis, chômage partiel…). Ce total inclut 2 milliards d’euros de mesures supplémentaires :

  • Hausse du bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique neuf : il passe de 6 000 à 7 000 euros dès le 1er juin pour les particuliers de 3 000 à 5 000 euros pour les entreprises, collectivités, …
  • Retour d’un bonus écologique pour l’achat d’un véhicule hybride (essence-électrique) rechargeable. Son montant est fixé à 2 000 euros.
  • Renforcement et simplification de la prime à la conversion, sorte de prime à la casse. Sous conditions de revenus (revenu fiscal de référence inférieur à 18 000 euros), ce dispositif prévoit une prime pour l’achat d’un véhicule récent (neuf ou d’occasion) en échange de la mise au rebut d’un véhicule ancien. Pour l’achat d’une voiture récente essence ou diesel, son montant est fixé à 3 000 euros, et à 5 000 euros pour un véhicule électrique.
  • Le dispositif sera plafonné à 200 000 primes distribuées et il faudra faire vite pour en bénéficier. Elle prendra fin dans tous les cas au 31 décembre 2020. 
  • Accélération du déploiement des bornes de recharge pour encourager l’achat de véhicules électriques. 

Soutien aux entreprises :

  • L’État veut favoriser les investissements pour produire en France les véhicules électriques et hybrides, avec un fonds pour l’investissement de près d’un milliard d’euros, divisé en trois volets :
  • 200 millions d’euros de subventions pour aider les équipementiers et sous-traitants dans leur modernisation et l’innovation écologique.
  • Création d’un fonds d’investissement de 600 millions d’euros pour intervenir en fonds propres sur l’ensemble des entreprises de la filière. L’État apportera 400 millions d’euros et les deux grands constructeurs français  (Renault et Peugeot) 100 millions d’euros chacun. Il aidera notamment à soutenir des entreprises de petite taille menacées de faillite.
  • 150 millions d’euros seront mobilisés pour développer l’innovation et la recherche et le développement de la filière automobile française pour développer le véhicule du futur.